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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /Nov /2009 21:29

« Je l’aimais ». Un Film tiré d’un livre d’Anna Gavalda. Je l’ai lu, j’ai beaucoup aimé. Hier soir on l’a regardé.

Ca m’a rappelé. Ca m’a ramenée. Loin derrière. On n’oublie pas cette errance dans laquelle on se retrouve quand l’homme  de notre vie nous quitte.

Cet état second. Sorte de veille, de survivance. On sait, qu’il faut se lever, se laver. Manger. Prendre part à la vie. On suit le mouvement, on essaye. Mais on n’est pas là. On n’est pas là parce que, tout ça, ce n’est pas notre vie. Notre vie, c’est avant. C’est avant, quand il est encore là. Alors on erre. Sans comprendre.

Je me souviens ce vide, ce non sens d’être là. Un monde parallèle. On met difficilement un pied devant l’autre dans l’unique espoir que notre réalité refasse surface. Que le cauchemar s’arrête.

Qu’il réapparaisse. Image persistante. Scène de vie quotidienne et je suis là, essayant de vivre. Je sais qu’on voit que j’essaye seulement. Et je sais aussi que les autres font mine de ne pas le remarquer. Mais ça transpire. Cette idée tenace suinte par tous les pores de ma peau. A chaque seconde j’imagine la même scène de vie, mais avec lui. Tout à coup MA réalité reprendrai le dessus. Au détour d’un geste, d’une parole, il serait à nouveau là. Ce serai banal, facile, insignifiant…. Tellement normal…  la vie reprendrait son court. J’aurais juste rêvé. Je ne serai plus obligée de faire semblant de vivre dans celle-ci. Celle-ci qui n’est pas la mienne et dont je ne veux pas. Cette vie sans saveur qu’IL m’a imposée.

Mais d’heures en heures, de jours en jours, il ne revient pas. L’idée tenace s’efface, se fane. On souffre en silence tout le temps. On pleure et on hurle à en crever, parfois. On s’endurcit, tellement. Tellement que la vie continue. Tellement qu’on arrive, à force de forces, à se faire à cette vie. A la faire sienne.

L’espoir de LE revoir s’est mué en douleur. Une douleur sourde, dont le poids terrifiant fait chanceler chacun de nos pas. Rien n’est plus sûr. Tout hésite. Le geste est tremblant, mais le pied se pose lourdement dans le sol, laissant désormais une empreinte bien profonde, bien marquée. On sait pourquoi et avec quoi on avance.

Par AbFab
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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /Nov /2009 21:01

« Merci de m’avoir dit que j’étais un mauvais coup, puisque je ne t’ai pas fais jouir »… Et bim ! Fin de soirée. De cyber soirée.

Tout avait pourtant bien commencé. Echange de moult messages sulfureux, tant par leur texte… que par leurs photos !

Et patatras, la phrase malheureuse, le texto de trop. Innocemment, j’avoue ne jamais avoir eu d’orgasme avec lui. Mais bon, « jamais », c'est-à-dire qu’à ce moment là nous n’avons fait l’amour que deux fois. Pas de quoi se mettre la ratte au court bouillon ! Si ? En tout cas, jusque là, moi ça ne m’affolait pas.

 

Et pourtant (mais ça je ne lui ai pas dit, merci mon Dieu) je suis plutôt du genre qui gagne à tous les coups quand on me connaît bien. Lucky me.

 

Une femme, c’est compliqué. Enfin plus qu’un homme ! Et on est toutes différentes… Ce n’est pas en 2 fois qu’on sait comment bien nous double-cliquer la souris !

 

Vexé comme un pou d’apprendre la chose, il n’a plus rien voulu entendre et m’a demandé un peu de temps pour encaisser la nouvelle. Qui d’ailleurs pour moi n’était pas sensé être une surprise. Ben oui je ne sais pas, mais un orgasme, ça se voit et ça s’entend surtout, non ? Sauf si on simule. Or je n’avais rien simulé du tout. Pas mon style. Comment ne s’en est-il pas rendu compte ?

Alors, ils sont pas phénoménaux nos mâles ??? Incapables d’être un peu attentifs et observateurs… mais s’étonnant de ne pas nous faire jouir ! C’est paradoxal non ? Pour gagner au loto, encore faut-il apprendre à cocher les cases…

 

Et en quoi sa virilité est-elle remise en question ? Je suis restée comme deux ronds de flans, moi. C’est vrai, les frigides le sont surtout dans leur tête et non à cause de leur partenaire. Et puis ne pas avoir d’orgasme ne signifie pas qu’on n’a pas de plaisir. Moi, je ne m’inquiétais pas du tout. Enfin je m’inquiétais plus du fait qu’il ne paraisse pas s’en préoccuper… J’attendais un peu plus de complicité entre nous pour lui montrer le chemin du saint graal !

 

Bref, si je n’avais pas eu d’orgasme, ça revenait à lui dire qu’il était un mauvais coup. Oups. Cataclysme virtuel, il m’a claqué le texto au nez, et je suis restée hébétée, nue dans mon lit comme une andouille. Enervée. Très énervée, même.

Encore une réaction de macho, qui préfère se braquer plutôt que de se pencher sur le problème. Ben je vais vous dire, c’est pas comme ça qu’on va le régler, le problème... J’en connais une qui n’est pas prête de grimper tout en haut du rideau !

Par AbFab
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Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /Nov /2009 19:15

En prendre mon parti. Pourquoi devrais-je souffrir d’une situation que je ne peux pas vraiment maitriser ?

La culpabilité sur les épaules en plus du célibat forcé et du lardon, aussi adorable soit-il ??

Pas évident, mais j’ai envie de dire NON.

 

Pas évident parce que, vous vous souvenez, je suis « une fille bien »…

Une « fille bien » ne se retrouve pas mère célibataire.

Une « fille bien » ne couche pas à droite et à gauche.

Une « fille bien » de surcroit mère célibataire NE DEVIENT PAS une mangeuse d’hommes !

 

Autant de clichés que j’essaye de démonter… en premier lieu auprès de ma propre conscience, j’avoue.

 

Le choix étant vite fais à vrai dire. Entre rester chez soi à se morfondre sur sa solitude, son désert affectif, et sortir son bout de nez dehors, pointé vers de nouveaux horizons… La battante que je suis (mais si !) n’a pas hésité longtemps. Peut être une question de survie aussi. Pas envie de me tirer une balle entre les 4 murs du salon pendant que mon loustic dort à coté.

Tout de suite les grands mots. Et oui. Parfois je me demande où je prends la force de continuer tant le chagrin est envahissant, la solitude lourde… et le désespoir aussi.

Encore un grand mot, c’est vrai. Désespoir pour perte d’espoir. Ne plus y croire.

 

Alors voilà j’ai choisis de ne pas rester chez moi. De faire des rencontres. J’en fais. C’est vrai. Qui ne mènent à rien, c’est toujours vrai.

Plus difficile aujourd’hui de faire une belle rencontre qu’il y a 10 ou 15 ans ?

Plus difficile de tomber amoureux… et de le rester plus de 3 semaines ??

 

Mangeuse d’hommes ? Un peu. Rien qu’un peu… car si les faits sont, là, indiscutables, derrière le masque de la fille qui gère et qui le vit bien,  se cache la petite rêveuse d’il y a 15 ans. La même. Celle qui espère à chaque fois que le baiser sera magique et que la magie durera… plus de trois semaines ce serai déjà bien !

Il y’en a un… qui s’affadit de suite… mais rien n’est encore mort qu’un autre arrive un peu plus neuf. L’un sérieux mais pas passionné, l’autre passionné mais pas sérieux. Et ainsi de suite. Ca se succède, ça se chevauche…

Rien n’est plus jamais beau, plus jamais féerique, plus jamais simple. A croire qu’à 30 ans, tout est tiède, tout est à moitié, ni fait ni à faire. Rien de vraiment convaincant…

 

Mon tort est peut être de ne pas m’en contenter… De tenter encore et encore… en espérant une étincelle, un grand feu. La quiétude, le confort, lé sérénité…  de savoir que quelqu’un m’aime et que je l’aime. De savoir aux creux de quels bras  et contre quelle peau m’abandonner. De savoir quelle autre odeur est mon odeur. La plénitude.

 

Alors peut-être faut-il tuer la rêveuse pour que la croqueuse s’en sorte….

Par AbFab
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Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /Oct /2009 08:59

Ah ça pour descendre les caïpi avec les copines le samedi soir…. Y’a toujours du monde ! Un gout d’exotisme brésilien qui nous excite papilles et neurones, nous réchauffe et nous désinhibe. On adore, on en redemande.

Et le « brésilien », vous avez testé ??? Nan, pas un beau gosse bien à point, pile poil musclé et pile poil bronzé. Ca je vous fais confiance !

Non, moi je vous parle de poils ! D’épilation !!!

Ok pour certaines je suis totalement HAS BEEN de ne pas avoir testé plus tôt. Pas forcément faux. Je répondrai : un temps pour tout. Moi des poils j’en ai. Ils sont costauds en plus. L’épilation à cet endroit, c’est toujours un peu la petite torture mensuelle. Alors bon, tant que moi ça me convenait et que les jules ne réclamaient pas plus que ça que j’en enlève encore, je me contentais d’échancrer « beaucoup ».

 

C’est en prévision d’un premier rencard avec un beau blond que j’ai sauté le pas. C’est bien ce que je disais : un temps pour tout ! Pour céder avant même le premier rencard… c’est que j’étais prête.

Le rencard ? Un vieux copain de Fac… C’est Fabuleux Facebook, hein ? On tchattait, tous les soirs depuis une semaine. Largement le temps d’aborder le sujet épilation féminine ! Il allait venir me voir le week-end suivant et détestait les poils. TOUS les poils.

 

Ni une ni deux j’ai pris RDV chez l’esthéticienne. « Vous faite quoi ? Classique ? Echancré ? Brésilien ? Intégral ? ». D’habitude j’échancre, il veut la totale, je coupe donc la poire en deux : Brésilien.

 

Le jour J, un peu les chocottes quand même. Heureusement, je suis en super forme. C’est déjà ça !

En fait, j’avoue, je ne sais pas très bien « jusqu’où ça va »  le brésilien… Et là bon, la petite nana me demande si je préfère garder mon string ou pas. Ah. Bon ben… comme c’est plus pratique pour vous. Sans ? Ok ben je l’enlève alors.

 

Et me voilà à poil sur la table de torture.  Jambes écartées si-you-plé. Et vas-y qu’elle attaque à la cire chaude, petites bandes par petites bandes…. Et vas-y qu’elle échancre…. Encore et encore…. Moi je serre les dents !

 

Par chance (ou pas), le plafond est en « dalles » beiges mat… sauf une, juste au dessus de moi, qui est brillante. J’ai donc un certaines vue de mon reflet pile en face de mes yeux. Je frôle le fou rire quand elle attaque l’entre-fesse et que je dois me tenir les jambes en l’air !

 

Au final, ça a plutôt distrait mon attention, et je dois dire que la séance de torture n’a pas été vraiment plus terrible que d’habitude !

Quand enfin ça se termine et que j’aperçois le résultat je suis sidérée ! Il ne me reste plus qu’une minuscule zone de poils, de 2 cm sur 2. Que je trouve ridicule. J’ai donc passé le cap du brésilien avec succès, et suis à 3 poils de l’intégrale…. Regrets ! Car en rentrant, j’ai fini le travail au rasoir !

J’ai passé mon love week-end plus à poil que jamais puisque sans poils ! Y’a pas qu’avec la Caïpi qu’on s’excite, se réchauffe et se désinhibe, et là c’est garanti sans gueule de bois !

Prochaine fois : Integral. I can do it!

Par AbFab
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Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /Oct /2009 08:51

Absolutely Fabulous. La vie est AbFab, ma vie est AbFab. La vie comme on ne l’attend pas. Comme on ne nous la raconte pas.

Le Père Noël est une ordure et le Prince Charmant est un gay. Tout ça on ne nous le dit pas. Faut grandir, bien grandir pour se rendre compte de ce gros foutage de gueule dans lequel on nous élève ! Personnellement j’ai dû attendre d’avoir 30 ans… et quelques bonnes claques pour voir la vérité en face. Mais par moment c’est tellement bon de rêver…. Qu’on s’y laisse tous prendre à nouveau. Et tant mieux.

 

Le comte de fée, non. La vie est une tartine de merde, oui. On en mange plus ou moins selon les moments. Ca c’est vrai. Et ça n’empêche pas la vie d’être géniale, fabuleuse… c’est peut être même ce qui la rend fabuleuse d’ailleurs. Absolument fabuleuse.

Parce que les moments de bonheurs sont délectables et inoubliables. Parce que les coups durs sont parfois très durs, mais ils nous rendent plus fort, et bien souvent on les oublies pour leur préférer les bons moments. Et surtout parce la vie est pleine de surprises… Aucune certitude sur le jour d’après. Alors carpe diem et abstenons nous de juger. Chacun gère ses aléas…. Comme il peut.

 

Je me souviens de ma mère, de son éducation. Très classique. Etre vierge jusqu’au mariage, sinon le plus longtemps possible. Ne faire l’amour QUE si on est amoureuse. Ne pas fréquenter un garçon, même et surtout à 17 ans, sans être fiancée. Socialement ça n’est pas correct de « fréquenter » un garçon, si ce n’est pas son fiancé. Evidemment mariage, et dans l’idéal, pas d’enfants hors mariage.

 

Je suis une fille « bien ». Je crois que j’ai essayé, mon petit crâne bien bourré, de faire comme maman voulait. Enfin c’était sans doute ma normalité. A presque 18 ans je crois me souvenir que j’aspirais encore avec bonheur à garder ma virginité intacte pour mon mari. J’en rigole aujourd’hui ! Ah non, j’étais sérieuse quand même. Ma première expérience sexuelle à 19 ans. C’est pas mal déjà. Mais bon, déjà je rentrais plus dans le cadre… Bon, pseudo fiançailles, puisque j’avais convaincu mon amoureux de m’offrir une bague (enfin, transmission de bourrage de crâne maternel…)

 

Ensuite j’ai connu l’homme de ma vie. Enfin j’ai cru ! L’amour fou, on vit ensemble (hors mariage, sic !), on s’aime, on s’aime, on s’aime. On se fiance. Pour de vrai cette fois ! Avec le collier de perle, la bagouse avec un gros solitaire et les familles qui se rencontrent. Mais là ça coince. Avant que le mariage n’ait lieu on fait un bébé. Ma mère est heureuse mais accuse le coup de ma grossesse.

Elle avait raison, le papa m’a quitté tout de suite après la naissance. Quelques mois avant le mariage. Oui oui, lui, l’homme de ma vie !

Ca vous fait rire, hein ? Ben moi j’ai mis quelques temps à encaisser que le comte de fée s’écroule.

 

C’est marrant comme on peut changer d’ailleurs, grâce aux coups durs. Vous voyez la série Sex and The City ? Ben je me souviens d’une époque où, barbotant dans mon bonheur nauséabond avec l’ « homme de ma vie », je ne comprenais rien à cette série. Mais RIEN de RIEN. Totalement hermétique à tout ce qu’elle contenait j’étais incapable de regarder. Lui et moi nous lancions de gros yeux ronds quand il nous arrivait de zapper dessus. On n’entravait que dalle.

Marrant non ?

Ce qui est marrant c’est qu’aujourd’hui, quelques  années, un enfant et une rupture plus tard… c’est devenu ma vie. Totalement.

Je viens d’avoir 30 ans. N’arrive pas à me poser, ou à trouver le bon. Je ne sais pas encore où est le problème. Mais c’est vrai que, même si le but n’est pas là, faut avouer que les hommes s’enchainent. Je suis une super maman qui a l’air d’une post ado de plutôt 23 ans que 30. Maman a fond. Et ado quand le temps d’un week-end, je retrouve mes amis. On sort, on boit, on parle de sexe. On vomi aussi.

C’est la confrontation de deux mondes opposés. Car vraiment je suis une bonne maman. C’est pas politiquement correct de dire qu’on est une bonne maman, mais que 2 fois par mois on fait la fête à s’en faire vomir. Pourtant loin d’être la seule dans ce cas. Est-ce que la maternité m’interdirait de vire ma trentaine comme tout le monde ? Est-ce qu’à trente ans on devrait encore se mettre dans des états pareils ? Tous mes amis n’ont pas d’enfants. Certains oui, d’autres non. Je ne suis pas là pour savoir le pourquoi du comment. Juste pour témoigner d’un mode de vie, courant, mais un peu passé sous silence à mon avis.

Alors voilà pourquoi aussi « AbFab ». Car « A quoi bon mener une vie saine ? Autant être alcoolique ! » ;)

Ma sœur est ma meilleure amie. Elle et moi on se dit que même si on ne trouve pas l’amour, on s’éclate bien ensemble, et qu’on finira peut être célibataire, mais qu’on se marrera comme les deux copines dans AbFab. Et ça, c’est Absolument Fabuleux !

 

Ma mère ? Une bonne maman. Elle essaye de comprendre sa progéniture...!

Par AbFab
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